Historique

La première famille à s’installer sur le territoire de la municipalité sera la famille amérindienne Méconce, au bord d’un lac, à la côte des Merises.

Puis, en 1902 un immigrant français, Félix Tisserand, engagé comme manoeuvre pour la construction du chemin Gouin, parrainé par le curé Labelle, vient s’installer sur le lot adjacent à la chute Léon, aujourd’hui appelée chute Victoria.

En 1905, Jean et Geneviève, père et mère de Félix, arrive de France. Un appentis est construit à la maison ou le père, ancien professeur, fera l’école aux enfants et adultes.

En 1911, Félix Tisserand construit une scierie près de la chute qui opérera jusqu’en 1939, détruit par un incendie.

En 1933, fondation de la paroisse. On lui donnera le nom de Saint-Philippe.

Les premiers arrivants sont les Charbonneau, Guindon, Martin, Desjardins, Bélec, Despaties, Jolicoeur, Lanthier, Larente, Michaudville, Parent, Viger...

L’ÉGLISE :

1917 : Mgr Brunet fixe le site de l’église.
1933 : La paroisse est fondée. Albert Brodeau devient le premier curé.

1er baptême : Philipienne Bélec
1er mariage : Émilien Desrochers et Dorina Parent

1934 : Il y a corvée pour la construction de l’église et le bois est scié au moulin à scie de Félix Tisserand.

1937 : Arrivée du 2curé, Eugène Demers.

1959 : Un incendie détruit une partie de l’église.

LA MUNICIPALITÉ : Fondation 1940 - les maires

Heni Jolicoeur : 1941-1967 
Arnold Michaudville : 1967-1971
Jean-Pierre Jolicoeur : 1971-1973 
Georges Bélec : 1973-1975
Fernand Prud’Homme : 1975-1978 
Jacques Perras : 1978-1981
Francine Bélec (intérim) 1981
Jean-Pierre Jolicoeur : 1981-1995
Henriette Lachaine : 1995-1997 
Jean-Jacques Paquette : 1997-2005
Claude Blain : 2005-2009 
Normand St-Amour : 2009-

QUELQUES ÉVÈNEMENTS :

1906 : Construction du pont couvert à la chute Victoria.
1909 : Sinaï Pilon a le contrat de la malle rurale.
1915 : Construction au lac Pierre d’un moulin à scie par des européens.
1920 : Un feu de forêt ravage tout le territoire du village actuel.
1924 : Henri Bélec devient maître de poste.
1939 : Marie et Oswald Saint-Louis ouvrent un magasin. En 1983, ça deviendra le bar- salon appartenant à Raymond Legault.
1945 : Premier téléphone.
1974 : Incendie du pont couvert du village.

VAL-VIGER

1925 : Adrien Thibault devient le premier résident de lac Brochet, puis Damasse Michaudville sera le premier colon.

1935 : Ernest Viger s’installe au lac Brochet. Il y construit un moulin à scie avec son fils Paul. Le moulin sera vendu à la Bellerive quelques années plus tard. On aurait alors voulu former un syndicat ; le moulin fermera un an plus tard.

1938 : Paul Viger obtient un bureau de poste. La fédéral donne alors le nom de Val-Viger à cet arrondissement.

ÉCOLE

1918 : Constitution de la commission scolaire de chute Victoria à la demande de Félix Tisserand. Il en sera le premier secrétaire en 1919. Henri Bélec suivra en 1925.
1922 : Construction de la première école sur le chemin Gouin. Elle sera vendue en 1931 à Henri Jolicoeur. Premières institutrices : Blanche Marcotte en 1922 et Marie Jolicoeur en 1924.
1931 : Construction d’une école sur la terre de Henri Bélec.
1937 : La commission scolaire change de nom pour Chute-Saint-Philippe.
1948 : Construction de l’école de Lac David.
1955 : Construction de l’école Henri-Bourassa par Gérard Matte.

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Du début jusqu’aux années 50, c’est l’agriculture et la forêt qui étaient les moteurs économiques du village. Au début des années 50, on découvrit le potentiel touristique de Chute-Saint-Philippe. Les rangs se sont vidés peu à peu.

En 1962, on fonda une association touristique. La réserve de chasse et pêche de Chute-Saint-Philippe, association à but non lucratif. Elle cessa ses activités en 1978.

Aujourd’hui, Chute-Saint-Philippe est axée sur la croissance socio-économique par le biais du développement de l’éco et du récréotourisme. Sa grande richesse réside dans son territoire. Un immense espace partagé entre une forêt mixte et de nombreux lacs et rivières parmi lesquels nous retrouvons le réservoir Kiamika ; un site naturel et sauvage d’une beauté exceptionnelle.

Cette vaste étendu d’eau avec ses rives sablonneuses sera le site d’un important développement touristique visant une clientèle régionale, nationale et internationale. La municipalité oeuvre depuis quelques années avec ses partenaires de la Société de développement du réservoir Kiamika (SDRK) à la mise sur pied de ce grand projet qui sera source de retombées économiques majeures pour la région.